Revenons au récit...
Très vite, donc je me mis à surplomber l’étendue d’eau et les premiers niveaux de vigne. Et signe d’une région qui est heureuse et qui le sait, je rencontrai de nombreuses places, bien entretenues et propres. Et bien sur pourvues de toutes les commodités pour qu’elles le restent.
Destinées à la fois à subvenir aux besoins réguliers des Hobbits entre termes de pause et de repas, elles permettent d’admirer cette région où le seul faite de porter son regard au loin apaise l’esprit le plus tracassé.
Ahh… qu’il est plaisant de se remplir la panse face à un tel panorama…
Après mon troisième petit-déjeuner, je repris la route, mais ne sachant plus très bien dans quelle direction aller, tant les endroits tentants sont nombreux. Mais en observant bien tous les signes, que l’œil exercé de l’aventurier confirmé peut facilement déceler, il est simple de savoir si vous êtes sur une piste fréquentée ou une voie secrète réservée aux seuls initiés. Je me trouvai ainsi sur la piste, non pas de la main blanche, mais du soleil bleu…
Et si vous observez bien les images ci-dessous, vous remarquerez que le groupe local de Hobbits tient toujours à indiquer que les terres sur lesquelles vous vous trouvez lui appartiennent. Le blason et les couleurs locales sont visibles loin à la ronde…

Certains allant même jusqu’à faire connaître leur nom à tous et en grand, à la manière des hordes sauvages qui peuplent les « Saintes Forêts » (traduisez en anglais, vous comprendrez…) au-delà de l’océan… (que ceux qui ont compris mon allusion, l’explique en commentaire à ceux qui ne parlent pas la langue de Shakespeare… mdr)
Au détour d’un bosquet, l’apparition d’une petite rivière me paru totalement surréaliste.
En effet, même si le pays entier est extrêmement riche en eau, ce petit coin du pays des trois soleils semble bien aride. Cette appellation provient de ce que les anciens ont un jour compris que si le raisin se sentait si bien en ce lieu, c’est qu’il était réchauffé par trois soleils. Celui direct, qui frappe fort en des jours comme ce début d’été, celui reflété par le lac et qui vous tanne la peau bien vite et par celui qu’emmagasine les pierres durant toute la journée et qui restitue sa chaleur, le soir tombé…
Donc je vous disais ma surprise en voyant ce cours d’eau. Et de constater que sa vitesse semblait s’accélérer. Je suivais donc un peu cette veine de fraicheur pour découvrir une superbe chute quelques mètres plus loin.
Et de constater que le Hobbit bien malin avait fort bon goût et qu’il aimait le paysage offert car il avait aménagé son trou avec un point de vue extraordinaire tant depuis ce qui devait être la chambre principale que depuis le balcon donnant directement dans la salle à manger… Je vous laisse juge…

Après quelques instants de contemplation, je repris mon chemin et mon ascension… et oui, ça grimpe encore… pour me retrouver face à l’hommage rendu à l’un des Hobbits les plus têtus de toute la terre du Milieu. Il est à la fois adoré, craint et détesté, car c’est l’empêcheur de tourner en rond le plus coriace de cet âge. Mais parmi ses grandes réussites, il faut citer le classement de cette région au patrimoine mondial de l’Unesco.
Alors qu’elle risquait l’invasion de nombreux Magiciens de l’immobilier, les poches pleines de pétro-dollars et avides de bétonner ces hectares de vignes pour en faire des lieux de prédilections pour les plus aisés de la planète, la voilà protégée contre tous les projets d’envergure…
La suite de cette palpitante aventure très bientôt sur tous les écrans romands... (euh enfin bon, disons simplement sur ce blog... mdr)