La Communauté du son... Concert Howard Shore 2ème partie
19h15, nous voilà parcourant la remontée des berges du fleuve du pas soutenu d’une troupe d’Uruk-Hai en direction du KKL.
(C'est le bâtiment sur la gauche... droit devant, c'est la gare)
Non ce n’est pas le bâtiment du Klu-Klux Klan, mais celui du Kultur & Kongresszentrum Luzern. Vous voyez, dès qu’on essaye de parler la langue locale, on a l’impression d’un parler remontant aux périodes les plus sombres de la Guerre de l’Anneau… (Bon je sais que les Suisses Allemands, s’il y en a qui lisent mon blog, ont de l’humour et me pardonneront cet acharnement contre eux…) Nous présentâmes notre laisser passer aux gardiens de faction et pénétrâmes dans l’antre magique. Car le lieu est vraiment magique. De toute beauté. Au premier coup d’œil, la salle semble taillée dans un bloc de granit, des petits bassins d’eau empêchent l’accès, sauf en empruntant quelques passerelles savamment disposées. On nous dirigea vers les catacombes, par un escalier plongeant dans les entrailles de la terre. Nous empruntâmes alors un court mais sombre couloir au bout duquel luisait une lumière blanche. Et là, la beauté des lieux s’exposa à nous. Oui, la salle était tout simplement magnifique… Blanche éclatante, avec une grande partie boisée au plafond.

( La photo ci-dessus a été empruntée sur le site officiel du KKL)
Devant nous une grande scène où était déjà disposé les sièges, lutrins et tous les instruments de l’orchestre. Un grand tambour en bois semblait dominer l’ensemble.
Au dessus, un immense écran projetait le sigle de l’orchestre et le titre « The Lord of the Rings » se détachait très clairement. Pas de doutes, nous étions au cœur de la terre du milieu.
A peine étions nous installés que des petites portes latérales s’ouvrirent et nous vîmes débarquer une armada. Au premier plan les musiciens, puis sur les gradins supérieurs et le premier balcon les choristes.
La première partie du film passa comme dans un rêve. La chute de Sauron, la Comté, Bree, le mont venteux et l’arrivée à Fondcombe… L’adéquation entre la musique et les images était parfaite. Pour rester toujours parfaitement synchronisé, le chef voyait devant lui, sur son écran personnel, le film avec quelques petits artifices que nous pouvions percevoir depuis notre place. Des bandes tantôt rouges, tantôt bleues défilaient pour annoncer le début de chaque nouvelle séquence, un peu à l’idée d’un karaoké. Un gros point blanc donnait le tempo au début de chaque changement de rythme.
Sur le chemin du retour à nos places, une affichette annonçait une séance de dédicaces de Maître Howard Shore après la fin de la projection. Une brêve hésitation, y aurait-il trop de monde, serais-je frusté comme à la séance de dédicaces de John Howe à Sainte-Ursanne... Mais devant moi, une table et un beau lot de coffrets musicaux... Je me saisi d’un exemplaire du coffret des enregistrements complets de la musique de la communauté de l’anneau et payait la marchande. Je ne voulais pas courir le risque de voir disparaître sous mon nez, les derniers exemplaires en fin de spectacle. Nous regagnâmes donc nos places, moi, serrant non sans contentement, le « précieux » coffret.
(Ma Rosie et moi)
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07 Mars 2008 à 08:25 dans
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